Présentation par France 2 du spectacle Musiques aux Jardins créé par Patrick et Monique Scheyder a l'Abbaye de Jumièges de
nuit.
Quelques extraits du spectacle , à
noter que la comédienne est Monique Scheyder.
Présentation par France 2 du spectacle Musiques aux Jardins créé par Patrick et Monique Scheyder a l'Abbaye de Jumièges de
nuit.
Quelques extraits du spectacle , à
noter que la comédienne est Monique Scheyder.
Si vous voulez plus d'informations vous pouvez consulter cette page :
Cet ouvrage a pour thème : « Pianos et brevets d'invention au XIX ème siècle. »
Dans ce livre Patrick Scheyder n'est pas l'auteur de tout le livre mais seulement d'un chapitre intitulé « Traces de Doigts ».
Afin de mieux comprendre le contenu de ce livre je vais vous rédiger ce qu'a écrit le Directeur générale de l'INPI, Daniel HANGARD.
« Le XIX ème siècle a connu un essor remarquable de la facture instrumentale, marqué par la production en série et la mécanisation quasi systématique des instruments de musique. Des centaines de
brevets concernant les claviers ont été déposés pendant cette période .
Ces brevets ont en commun une démarche visant à optimiser la relation entre le geste instrumental et l'instrument : en prolongeant le geste pianistique par une mécanique performante, en
perfectionnant ce geste par la mise au point d'appareils pour travailler la main et sa bonne tenue, ou encore en captant le jeu au clavier par des dispositifs d'écriture automatique de la
musique.
Cet ouvrage met en exergue des brevets d'invention d'une grande richesse technique et esthétique, ainsi que les instruments s'y rapportant. »
L'équipe rédactionnelle de cette ouvrage est constituée d'Yves Guilloux, journaliste au Monde de la Musique, de Jean Haury, médecin, musicologue, de Catherine Michaud-Pradeilles,
historienne de la musique, de Patrick Scheyder, pianiste, compositeur, de Patrick Sinigaglia, facteur accordeur de pianos, ITEMM, et de Gérard Winter, chargé de mission à la valorisation,
INPI.
Édition EDIPSO
Voici de quoi aiguiser votre curiosité , le préambule de “Musique : plaisirs et peurs” :
« J'ai rédigé ce livre sous une forme à la fois pratique et poétique ; je pense que l'analyse du fait musical et de ses conséquences doit s'associer à l'analyse psychologique, à ce que
j'appellerai la “ provocation poétique” et à une certaine philosophie.
J'ai ainsi ménagé des espaces de « délire », d'échappées verbales qui font approcher par le langage le domaine inexplicable des sons. Par leur aspect excessif, ils incitent le lecteur à
plonger dans le monde brut et fantasque de l'imaginaire, comme un voyage instantané dans l'espace débridé qui précède toute expression musicale.
J'estime que l'on maltraite souvent la musique : je me ferai ici acteur et enquêteur pour dénicher des suspects? Je mène des investigations, j'interroge la sensibilité, la pensé,
l'émotion, le raisonnement à partir d'une intime conviction,
Cela veut dire aussi que j'abandonne a priori d'autres pistes. Dans un premier temps il m'appartiendra de démontrer la non-justesse et le déséquilibre de certaines situations, je
m'attacherai ensuite a l'équilibre; mais que serait un équilibre qui ne connaîtrait pas ses déséquilibres?
Je chercherai les racines de la peur. Je ne parle pas ici d'une peur philosophique, sorte de doute méthodique appliqué à l'art des sons, pas plus d'une peur naturelle de l'inconnu qui
s'efface avec la pratique. Je parle de cette peur qui devrait s'attacher aux « grandes choses », l'Art , l'Amour, que sais-je … une peur qui tout en les sanctifiant les rendrait à jamais
inaccessibles.
Or loin de rentre l'acte musical précieux comme elle le prétend, cette peur écrête tout ce qui dépasse pour rendre un chant monotone et peu divin.
Ce privilège néfaste est commun à la composition, à l'improvisation, à l'interprétation et à leur pédagogie. Nous sommes les héritiers de structures d'enseignement nées de la Révolution et
de l'Empire et nous n'avons pas su créer un enseignement qui se base sur des principes propres à la musique.
L'état de vieillissement qui émane de nos instructions fait même que l'on pourrait espérer leur disparition; ainsi laisserait-on le champ libre à l'inculture en prétextant de la culture de
l'échec.
Il est trop facile de singulariser les pratiques musicales, de leur reconnaître des intérêts séparés et d'expliquer ainsi la complexité de la tâche et ses échecs; leur dénominateur commun
est l'art des sons, la musique. Le musicien fait cette musique par amour et si l'amour se teinte de peur, la triste servitude apparaît et l'amour capitule.
L'acte de création est souvent apparenté au vide; il est certes naturel d'avoir peur du vide, mais de quel vide parle-t-on, celui de la page blanche ou celui des sons de l'imaginaire ? Ces
sons de l'imaginaire sont ceux-là mêmes qui nous ont guidés d'instinct vers la musique : il faut les rappeler d'urgence car je doute que sans imagination on continue longtemps à faire de bonne
musique. »
Édition l'Harmattan : novembre 2008. (12,50 €)
Pour commander ce livre cliquez ici :
L'harmattan