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Quelques textes...

Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 15:20
Dans cet article je vais vous exposer quelques textes de George Sand et de Gilles Clément.

Tout d'abord présentons ces deux artistes:

George Sand :

Née à Paris le 1er Juillet en 1804 et décédée à Nohant en 1876 le 8 Juin. 

Son véritable nom : Amandine, Aurore, Lucie Dupin. A 4 ans, Aurore est recueillie par sa grand-mère qui habite à Nohant. Puis à l’âge de 13 ans, elle entre au couvent des Augustines anglaises à Paris. Elle se marie ensuite en 1822 avec le baron Dudevant avec qui elle aura deux enfants : Maurice et Solange. Mais cette union ne durera pas longtemps. 

En 1831, elle rencontre Jules Sandeau à qui elle prendra son pseudonyme "Sand " .Son premier roman, elle l’écrit avec Sandeau, "Rose et Blanche " ; il est signé Jules Sand. En 1832, elle signe son premier roman " Indiana " : George Sand .
Connu aussi pour avoir été la compagne de Chopin.

Si vous voulez plus d'informations vous pouvez consulter cette page :

George Sand


Gilles Clément :

Gilles Clément est né en 1943 à Argenton dans le département de la Creuse. Ingénieur horticole, paysagiste, écrivain, jardinier, Gilles Clément enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles (ENSP).

Si vous voulez plus d'informations vous pouvez consulter cette page :
Gilles Clement

Le premier texte sera de George Sand son titre est :

Le jardin naturel


Je préfère aux jardins arrangés et soignés ceux où le sol, riche par lui-même de plantes locales, permet le complet abandon de certaines parties, et je classerai volontiers les végétaux en deux camps, ceux de l'homme altère et transforme pour son usage, et ceux qui viennent spontanément. 
Rameaux, fleurs, fruits ou légumes, ils vous appartiennent: vous suivez l'équilibre naturel, vous créez et détruisez ; mais n'abîmez pas inutilement les secondes. 
Elles sont bien plus délicates, plus précieuses pour la science et pour l'art, ces mauvaises herbes, comme les appellent les laboureurs et les jardiniers.
 Ellles sont vraies, elles sont des types, des êtres complet.

Le second texte est de Gilles clément:

Éloge des vagabondes

Les plantes voyagent. Les herbes surtout. Elles se déplacent en silence à la façon des vents. 
On ne peut rien contre le vent. En moissonnant les nuages, on serait surpris de récolter d'impondérables semences mêlées de lœss, poussières fertiles. 
Dans le ciel déjà se dessinent d'imprévisibles paysages. Le hasard organise les détails, utilise tous les vecteurs possibles pour la distribution des espèces. 
Tout convient au transport, des courants marins aux semelles des chaussures. L'essentiel du voyage revient aux animaux.
 La nature affrète les oiseaux consommateurs de baies, les fourmis jardinières, les moutons clames, subversifs, dont la toison contient des champs de graines. 
Et puis l'homme. Animal agité en mouvements incessants, libre échangeur de la diversité.


Pour terminer un dernier texte de George Sand :


Métamorphose


Cela arrive certainement à tout le monde, mais je voudrais rencontrer quelqu'un qui pût me dire : « Cela m'arrive a moi aussi de la même manière.
Il y a des heures où je m'échappe de moi, où je vis dans une plante, où je me sens herbe, oiseau, cime d'arbre, nuage, eau courante, horizon, couleur, forme et sensations changeantes, mobiles, inféfinies ; des heures où je dors sous les feuilles, où je plane avec les alouettes, où je rampe avec les lézards, où je brille dans els étoiles et les vers luisants; où je vis enfin dans tout ce qui est le milieu d'un développement qui est comme une dilatation de mon être. » 


Ces textes sont utilisés dans le cadre du spectacles Musiques aux Jardins et souligne notamment l'importance de la bio-diversité et du ressenti avec la nature.
Par Scheyder - Publié dans : Quelques textes...
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