A partir de 1m40 , comme chaque année Gérald Ariano nous annonce:
http://www.ushuaiatv.fr/ushuaiatv/magazines/bougez-vert/0,,7963050-VU5WX0lEIDU2MQ==,00-bougez-vert-au-parc-vulcania-.html
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
A partir de 1m40 , comme chaque année Gérald Ariano nous annonce:
http://www.ushuaiatv.fr/ushuaiatv/magazines/bougez-vert/0,,7963050-VU5WX0lEIDU2MQ==,00-bougez-vert-au-parc-vulcania-.html
Plus de 30 espaces verts en France accueillent des spectacles originaux où l'art célèbre les liens entre l'homme et la nature
Le regard levé vers les cieux capricieux en quête d'un rayon de soleil, nous devrions être rassurés, sinon comblés, ce week-end : une embellie s'annonce... Il est donc temps de consulter le
programme 2013 de Musiques aux jardins, manifestation pilotée par le pianiste Patrick Scheyder et son
épouse la comédienne Monique Scheyder, entourés d'une équipe de fidèles (Michael Lonsdale, François Marthouret, Marie-Christine Barrault, Philippe Beaussant, Jean-Marie Pelt...) que rejoignent
occasionnellement quelques nouveaux venus tel Erik Orsenna.
Après George Sand, Léonard de Vinci ou Jean-Jacques Rousseau, grandes figures auxquelles Musiques aux jardins a rendu hommage ces dernières années, voici un nouveau thème, fil rouge des
spectacles donnés tout l'été dans plus de 30 parcs et jardins de France.
« Nous avons voulu réfléchir autour de la biodiversité, explique Patrick Scheyder qui a sollicité l'astrophysicien Hubert Reeves, président de l'association Humanité et Biodiversité, pour parrainer l'édition 2013 de la manifestation. Des Fioretti de François d'Assises aux textes de
scientifiques contemporains, le rapport de l'homme à la nature, amie et ennemie, choyée ou martyrisée, nous a inspiré un « montage » entre paroles et musiques qui trouve tout son sens
au cœur même des espaces verts où nous jouons... Les jardiniers des différents parcs qui nous accueillent ont chacun interprété ce sujet à leur manière, en fonction notamment des plantes qu'ils veulent mieux faire
connaître au public. »
Il n'est pas rare d'ailleurs que le bruit évocateur des outils de jardinage soit associé à celui des marteaux et cordes du piano, dans un contrepoint sonore concret et ludique...
Hubert Reeves, mélomane passionné, n'a guère hésité à apporter son parrainage. Pour l'infatigable savant, toute occasion de parler de la défense de biodiversité mérite d'être saisie, avec
lucidité mais sans céder au catastrophisme.
« Inscrire cette préoccupation dans une manifestation artistique me semblait original et pertinent, se réjouit-il. Mon « message » est simple : essayons d'intégrer
l'homme dans la nature pour en finir avec le rapport de domination qui précipite notre perte. Il s'agit de promouvoir un nouvel humanisme, fondé sur l'adaptation intelligente au milieu naturel et
non sur sa sujétion. Dans une période de crise, les slogans du type « tout est foutu » peuvent facilement sembler convaincants. Pour ma part, je suis plutôt adepte de la très belle
formule du poète Hölderlin selon laquelle « là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve » ! »
Pour accompagner ces considérations qui récusent l'angélisme comme le pessimisme, Patrick Scheyder a sélectionné un florilège de musiques de danse, « de la musique qui avance, de la
musique joyeuse et festive ».
Chopin, Tchaïkovski ou Strauss résonneront au milieu des bosquets et des herbes folles, des parterres tracés au cordeau et des massifs plus folâtres, des pelouses bien taillées et des bosquets
exubérants...
« Nous essayons que chaque élément visuel ou sonore du spectacle puisse toucher le spectateur qui, souvent, découvre avec étonnement combien les liens entre homme et nature ont passionné
les grands esprits à travers les siècles, reprend Patrick Scheyder. Savez-vous, par exemple, que, dans les années 1870, à la fin de sa vie, George Sand s'inquiétait de la déforestation
des campagnes pour produire le bois de chauffage ? Elle était soucieuse d'un avenir où les ressources naturelles ne seraient plus suffisantes... »
« Aujourd'hui, il ne faudrait pas, prolonge Hubert Reeves, que toutes ces interrogations soient reléguées au second plan, sous prétexte que les « vraies » questions
sont celle du chômage et du pouvoir d'achat. Une crise ne dédouane pas de réfléchir au futur de nos enfants. Je le répète, il ne s'agit pas de savoir si nous devons être pessimistes ou
optimistes. En revanche, soyons déterminés ! »
Le 31 mai à 20 h au Jardin de l'ENS de Lyon ; le 1er juin à 14 h 30 au jardin du Carmel d'Abbeville et à 17 h 30, dans le parc du Château d'Eu ; le 2 juin
dans les Jardins de la Fontaine à Nîmes... Programme complet au 02.43.63.05.58.
EMMANUELLE GIULIANI
Un jardin, un piano, des acteurs et surtout des jardiniers armés de leurs bêches. Pour la huitième saison, les Musiques aux jardins reprennent leur tournée estivale à travers la France, ou plutôt à travers ses jardins. Imaginée par l’acteur Patrick Scheyder, le spectacle accueille cette année les acteurs Michael Lonsdale et Marie-Christine Barrault pour «associer musique et littérature sur le thème de la biodiversité avec gaité».
De Brest à Montpellier, en passant par Abbeville, Paris ou Amboise, les concerts champêtres ont bien grandi: de six villes la première année, ils en visiteront 44 à l’été 2013. De quoi réjouir l’astrophysicien Hubert Reeves, parrain du festival itinérant. En tant que président de l’ONG Humanité et biodiversité, il reconnaît qu’il est «difficile de rendre le sujet de la biodiversité populaire» et espère qu’il sera mieux porté «par des messages détournés»: «C’est un spectacle enlevé et populaire dont les textes montrent que la préoccupation de la sauvegarde des espèces animales et végétales n’est pas récente», pense Hubert Reeves, qui croit plus «au pouvoir de conviction de la musique» qu’à celui des discours politiques.
Patrick Scheyder a en effet voulu «dédramatiser et dépolitiser» le sujet. «J’ai voulu faire entendre d’autres voix, des personnes qu’on ne pense pas "écolos" comme George Sand ou Léonard de Vinci. Quant aux musiques, je les ai choisies dansantes, gaies et faciles d’accès pour ne pas parler de la nature de façon misérabiliste». Epaulé par des acteurs de renom, Patrick Scheyder ira poser son piano en pleine herbe pour être «à la même hauteur que le public». Et des figurants inattendus pourraient venir troubler la mélodie: les jardiniers des espaces verts communaux ont été recrutés pour apporter leur contribution. Enfoncer des pieux en rythme, ratisser de façon sonore, associer le son du jardin à celui du piano est une manière de «leur offrir une reconnaissance», se réjouit Patrick Scheyder.
Toutes les dates et informations sur www.patrick-scheyder.com
La musique adoucit la biodiversité
Sous l’égide d’Hubert Reeves et de Jean- Marie Pelt, le pianiste Patrick Scheyder et Monique, sa femme, les comédiens Michael Lonsdale et Marie- Christine Barrault entament une tournée dans 42 villes sur le thème de la biodiversité, dans le cadre de l’opération Musiques aux Jardins .Elle aura lieu du 6 avril au 16 novembre (programme sur www.patrick-scheyder.info).
Le programme s’annonce bigarré, avec des mises en lumière en 3D, des textes de Ronsard, Musset ou Umberto Eco, mais aussi du Schubert et du Strauss…
Il faut reconnaître que ça change un peu des faucheursde plantes OGM.
Un avant-goût avec Alexandre Vialatte
10/04/11
CONTRE PLONGÉES.
Le comédien François Marthouret a lu des passages d’Alexandre Vialatte sur des improvisations impressionnistes du pianiste Patrick Scheyder, vendredi, au Conservatoire Chabrier de Clermont. Un avant goût des « contre plongées » (ils se produiront le 20 juillet au jardin Lecoq) qui permettront cette année aux Clermontois et aux touristes de vivre un été culturel sur le thème de l’animal et l’animalité. Tout un programme de musiques, danses, lectures… À découvrir en juillet et en août.
JARDIN LECOQ ■ Lecture du Bestiaire de Vialatte, hier soir, par François Marthouret
Et c’est ainsi que Vialatte est grand
21/07/11
Hier soir dans le jardin du musée Lecoq, on pouvait entendre la voix transcendante de François Marthouret donner vie aux pirouettes de Vialatte.
C'est dans une atmosphère bucolique, dans le petit jardin du musée Lecoq, qu'a pris place, hier, devant une petite table en bambou, François Marthouret accompagné de Patrick Scheyder, installé devant un grand piano en chêne. Autour d’eux, des spectateurs, nombreux et heureux d’être là. Ensemble, suspendus à chaque mot de ce Bestiaire, ils ont contemplé la drôlerie du monde et le non sens si logique des choses, à travers l’acuité maligne des textes d’Alexandre Vialatte. De l’auvergnat au kangourou, l'humanité est décortiquée par l’humour et l’esprit de ses chroniques, et les éloquences de Mathouret et de Vialatte sont sublimées par les notes insaisissables et sauvages de Patrick Scheyder.
L’homme qui a traduit et découvert Kafka en France et a notamment écrit quantité de chroniques dans La Montagne était plus vivant que jamais hier soir. Le principal intéressé aurait certainement trouvé matière à discuter sur ce centenaire, il n'empêche que l’occasion était trop belle. François Marthouret offre les textes avec une habileté et une élégance dignes de l’écriture fougueuse de Vialatte. Il incarne tout à la fois la facétie, l'humanité, les contradictions et le charisme qui font l’or de ce bestiaire.
Raphaëlle Milone